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LA RUE DES TROIS-MARIES


 

 

 

 

La plupart des maisons datent des XVè et XVIè siècles et traboulent soit avec le quai, soit avec la rue St Jean. Dans cette rue vécut Girard-Desargues (1591-1661) rénovateur de la géométrie, dont le nom fut donné au jardin archéologique.

N° 3    : Cette façade de la fin du XVIè siècle est décorée de

 modillons sous la corniche. Au XVIIè siècle, la montée d'escalier à été refaite d'où l'imposte à balustres de bois et les frontons cintrés et brisés alternés.

N° 5 : Datant de 1514, une niche renaissance décorée de colonnettes abrite une Vierge à l'Enfant.

N° 7 : Le nom de la rue vient de cette enseigne d'hôtellerie représentant les trois saintes femmes de l'Evangile : Marie-Salomé, Marie-Jacobé, Marie-Madeleine.

4 : Les fenêtres à pilastres cannelés et les corniches à triglyphes sont dans le style de la renaissance italienne mais l'escalier à vis qui laisse voir sa spirale à travers les ouvertures à pans coupés de la tour est bien gothique.

6 : C'est l'entrée de la magnifique traboule qui aboutit au 27 rue St-Jean.

9 : Cette maison de la fin du XVè siècle est un véritable mur-rideau de fenêtres à meneaux dont les jambages sont sculptés de colonnettes. Un arc en plein cintre à double boudin encadre l'imposte en fer forgé. Dans la cour, les galeries sont voûtées sur croisées d'ogives et les fenêtres ont des meneaux à fines colonnettes. Descendez les quelques marches au fond de la cour et vous arriverez dans une seconde cour(un puits en piteux état a encore son système de pompe); continuez pour trabouler 17 quai Romain-Rolland. Tournez à droite et entrez au n°21 quai Romain-Rolland.

21 : Notez la richesse du balcon et de l'imposte. Les rampes de l'escalier à la française et les balustrades des galeries en fer forgé ornées de volutes et rinceaux valent la visite : l'habileté des ferronniers du XVIIè siècle est stupéfiante. Cette cour traboulait mais elle est fermée. Regagnez le quai et tournez à droite en direction du palais de Justice.

4  le PALAIS DE JUSTICE

Cet imposant édifice construit de 1835 à 1845 témoigne de l'engouement des architectes de l'époque pour l'art antique. Louis-Pierre Baltard, architecte parisien(1764-1846) en est l'auteur. Il était le père de Victor Baltard qui construisit en 1854 les Halles de Paris, célèbres pour leur structure de fer (démolies en 1971). Ce long bâtiment aux 24 colonnes corinthiennes surmontées d'un entablement et d'un attique comporte certains raffinements. Les caissons du péristyle sont sculptés de fleurs et feuillage dans une pierre dorée; il en est de même pour les chapiteaux à feuille d'acanthe, alors que les colonnes sont grises. Juste au-dessus d'une frise sculptée de fleurs se penchent les 28 têtes de lions servant de gargouilles. A la gauche du bâtiment, prenez la rue de la Bombarde et tournez à droite dans la rue St-Jean.

N° 54 rue St-Jean: C'est la plus longue traboule : on traverse cinq cours et quatre immeubles. Notez dans la première cour les balustrades du XVIIIè siècle, puis le passage voûté d'arêtes et un escalier à vis dans la dernière cour. On sort au 27 rue du Boeuf. Le mot "traboule" vient du latin "trans ambulare" ou "passer à travers". Ces passages étaient très utilisés car les rues transversales n'existaient pas. Il permettent de relier rapidement deux rues à travers un ou plusieurs immeubles : certains sont de véritables labyrinthes qui ont permis aux maquisards de s'échapper pendant la guerre.