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RUE SAINT JEAN
DEPART : Place St Jean Ne pas hésiter à appuyer sur les boutons pour déverrouiller les serrures électriques. N° 60 : C'est en 1979 que l'Ordre des Avocats prit la décision de l'acheter. Le choix de cette habitation n'est pas dû au hasard : non seulement elle jouxte le Palais de justice mais on prétend que de là on peut apercevoir, sur la colline de Fourvière, l'emplacement du Palais légal de Rome, où Blandine et les Chrétiens de Lyon furent jugés en 177, après avoir été défendus par un jeune avocat qui le paya de sa vie. Une partie du bâtiment était menaçé d'effondrement et l'autre partie de démolition. Pour diminuer le coût de la restauration, une équipe de jeunes avocats assurèrent bénévolement certains travaux. Le résultat est stupéfiant à l'intérieur comme à l'extérieur : les pièces sont devenues des salles de formation et de réunion des avocats, salle d'information pour le public. Les caves voûtées servent pour des manifestations culturelles. De l'ancienne auberge du 14 eme siècle, seule reste la large porte cochère qui permettait au voitures à chevaux de rentrer dans la cour. C'est de la rue de la Bombarde qu'on admirera les douze arcades toscanes reposant sur des colonnes à chapiteaux plats, sur trois galeries superposées, et le puits remis en place. Tout ceci date de 1516.
N°
58 : La façade refaite en 1832 avec la rue élargie,
n'offre aucun intérêt. Les bâtiments sur cour valent la visite. L'un
est de 1406, L'autre remanié en 1528. Notez les fines colonnettes
sculptées de la tour de l'escalier à vis. Les galeries superposées
sont voûtées d'ogives qui retombent sur des culots de figurines
sculptées différemment à chaque étage (anges, lions,...). Le décor
de fresques à été trouvé sous l'enduit d'une pièce. Le puits
renaissance est exceptionnel et unique : l'accès se faisant par
trois côtés (l'escalier, la cour, la boutique), sa voûte est ornée
de trois coquilles.
N° 52
: A voir pour la beauté de l'escalier à vis dans sa tour
ronde ouverte sur cour par des arcs rampants sur des colonnes
engagées et les galeries voûtées d'arêtes portées par des colonnes.
Ils datent de 1446. En face, est l'arrière du Palais de Justice. Sur
le mur, deux statues symboliques représentent la Justice :
accompagnée d'un serpent la Prudence s'appuie sur son glaive ;
suivie d'un lion la Force s'est emparée du faisceau du licteur
(verges liées autour d'une hache portées par un officier, devant les
magistrats, au temps des Romains). Dans des macarons sculptés au
dessus d'elles, deux balances, un lion, des chaînes, un glaive, la
main de la justice et toujours le faisceau du licteur accentuent les
symboles.
N° 50 : L'escalier à
vis dans sa tour polygonale occupe une grande partie de la cour. Les
galeries ouvrent sous un arc en anse de panier décoré.
N° 42 :
La façade a conservé ses fenêtres accolées avec des meneaux
terminés par des colonnettes du 15ème siècle ; en revanche,
l'imposte en fer forgé à volutes a été refaite au 17ème siècle. Au
débouché de l'allée voûtée en berceau, une tourelle est en
encorbellement et à sa suite, on peut voir les restes d'un ancien
passage porté par des consoles de support sculptées. A travers les
ouvertures à meneaux ornées de fines colonnettes de la tour,
l'escalier à vis se profile. Les galeries superposées sont voûtées
d'arêtes, elles ouvrent sur la cour par une double arcade surbaissée
soutenue au centre par une colonne surmontée d'un étrange chapiteau
en forme d'entonnoir et sur les côtés par une colonne engagée.
N° 40 : La façade a
été refaite au 17ème siècle, par suite d'un élargissement de la
place (d'ou son nom : place neuve). Ainsi ont été faits les meneaux
plats des fenêtres et la niche à fronton triangulaire porté par des
pilastre
s ornés de chapiteaux. A l'intérieur se trouve la statue de st
Jean-Baptiste, un agneau couché à ses pieds; c'est une des rares
encore d'époque. Traboulez par l'allée sur la place pour admirer
l'escalier à vis et ses ouvertures à arcs rampants portés par des
piliers massifs, ainsi que les galeries superposées soutenues par
des colonnes et des piliers, d'époque renaissance. Puis revenez rue
St Jean.
N° 36 : L'allée,
voûtée d'arêtes au départ, se termine sur une croisée d'ogives. Le
blason du propriétaire est sculpté sur la voûte d'ogive des deux
premières galeries. La tour est polygonale et l'escalier à vis
éclairé par des fenêtres à meneaux. Le puits rond possède encore son
dais orné d'une coquille ourlé de perles. La maison est encore
gothique mais le puits annonce la Renaissance. N° 29 : Maison des Pommes de Pins ou des Viste La riche famille lyonnaise des Viste fit tisser vers 1484 la célèbre tapisserie de "la Dame à la licorne", joyau du musée de Cluny à Paris. Cette fable composée de six tentures est frappée aux armes des Viste. Seul le premier étage de cette maison est du 15ème siècle. Son porche ogival, découvert sous un coffrage, repose sur des colonnettes sculptées. Les jambages des fenêtres qui ont perdu leurs meneaux forment des colonnettes et sous le cordon de pierre sont sculptées des pommes de pin. N° 27 : La pierre dorée de la façade donne un certain relief aux pilastres cannelés des fenêtres à meneaux. c'est la fin de la Renaissance. Une clef orne l'arc des boutiques et l'imposte est en fer forgé à treillis losangique. Entrez dans l'allée voûtée en berceau et notez la tourelle sur trompe au débouché de la cour. L'escalier est magnifique vu à travers les doubles ouvertures en plein cintre : sa spirale en semi-vis amorce le 17ème siècle avec paliers droits. Les galeries sont encore voûtées d'arêtes et leurs ouvertures sur la cour par un arc surbaissé reposent sur des colonnes engagées et des piliers. Observez la curieuse aération de l'escalier pour résister à l'humidité. Plus loin est un autre bâtiment et une traboule qui sort 6 rue des Trois-Maries mais pour ce circuit revenez par le même chemin. N° 26-28 : Construits à la fin du 15ème siècle, ces deux immeubles ont réuni leurs deux cours en abattant le mur les séparant lors de la restauration. L'un est plus élaboré que l'autre. La tour renfermant l'escalier à vis du premier prend une place énorme dans la cour : l'entrée se fait sous un porche ogival orné d'un chien sculpté debout et tenant un blason, ses fenêtres à meneaux ont de fines colonnettes sculptées. Ses galeries annoncent la préciosité de la Renaissance aux deux premiers étages : admirez les croisées d'ogives entrelacées et armées d'un blason pour la voûte du premier, et celles du second interrompues par un motif losangé orné d'écussons. destinés à la location, les étages supérieurs étaient à poutres de bois. L'autre immeuble a de simples galeries voûtées d'arêtes et un puits. N° 17 : Les croisées d'ogives de la voûte de l'allée retombent sur des culs de lampe sculptés d'anges et sont ornées de blasons à fleurs de lys. Les galeries ont aussi leurs armoiries. De curieuses consoles en forme de mâchicoulis décorent l'avant-dernier étage : une surélévation au 19ème siècle a sans doute perturbé le crénelage du sommet. La maison est de la fin du 15ème siècle. N° 24 : La Maison du Grand Palais C'était une très belle maison au Moyen Age mais le 18ème siècle a reculé la façade. Du Moyen Age, il reste l'allée voûtée sur croisées d'ogives, l'escalier à vis dans sa tour octogonale terminée par un belvédère avec des ouvertures à meneaux sculptés et la rampe creusée dans la pierre. Et aussi les fenêtres à meneaux à double traverse surmontées du lamier qui protège la fenêtre de la pluie et se termine ici par des culots sculptés d'anges et de dragons. En sortant du N°24, traversez la place de la Baleine pour rejoindre à droite la rue des Trois-Maries. |