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EGLISE ST PAUL
C'est sur l'emplacement d'un monastère que furent édifiées aux XIIè
et XIIIè siècles les parties principales de l'église actuelle, un
heureux mélange de roman et de gothique. Malgré quelques douteuses
créations au XIXè siècle, (flèche sur le clocher du XVè, portail
principal en néogothique, peintures dans le choeur), elle reste très
intéressante.
De la place, on peut voir les chapelles débordant de la nef romane
décorées sous la corniche de feuillages et d'animaux, et au-dessus,
de médaillons sculptés de têtes grimaçantes, de monstres ou
d'animaux familiers. De forme octogonale, une coupole s'élève à la
croisée du transept : elle a deux étages d'arcatures aveugles et
irrégulières, séparées de colonnettes romanes. Le lanternon
au-dessus a été rajouté en 1833.
Entrez par la porte Saint-Laurent et observez l'ouverture sous un
arc semi-circulaire à trois voussures décorées d'écailles, de
feuilles d'accanthe et d'oves (décoration en forme d'oeufs)
De forme basilicale, l'église mesure 45m de long par 16m de large.
La nef comporte quatre travées délimitées par quatre piliers avec
chapiteaux sculptés de feuillage ou de têtes humaines. Une frise
court au-dessus des arcs. La voûte est soutenue par des croisées
d'ogives ornées de fleurs dorées et par des arcs doubleaux.
Les chapelles latérales datent du XVè siècle. La seconde à droite
est originale : sur la voussure de l'arc ogival sont sculptés huit
médaillons. Les deux du bas, de chaque côté, portent les armoiries
des donateurs. Ensuite, en partant de la gauche, on trouve des anges
chantant et jouant d'un instrument : de la cornemuse, de l'orgue, de
la harpe, du théâtre, du luth, de la trompette.
Dans la chapelle suivante, les ogives de la voûte sont curieusement
ornés de têtes d'anges.
Deux chapelles plus loin, on trouve une étonnante voûte à clefs
pendantes et ornées. Elle fut fondée en 1495. Le tableau de
l'adoration des bergers est de Thomas Blanchet (1688).
La croisée du transept est dominée par une coupole sur trompes dont
les arcs se rejoignent en faisceau à la clef de voûte curieusement
ornée d'une colombe dorée pendante. Sous la voûte sont des fenêtres
séparées par une série d'arcades romanes ornées de chapiteaux
sculptés. Le choeur se termine par une abside en cul de four.
Restauré en 1899, ses pilastres cannelés ont été remplacés par des
peintures statiques de Paul Borel (vers 1900). Les stalles en noyer
ont été éxécutées en 1836.
Revenir par la place Saint-Paul jusqu'à
la rue Lainerie.
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Est-ce à cause du commerce de la laine ou d'un lieu où étaient
parqués les ânes les jours de marché ? Le nom s'écrivait soit
"l'asnerie", soit Laisnerie.
N° 14 : Cette superbe maison
fut bâtie en 1516 pour un magistrat. Elle a conservé le gothique
flamboyant. Admirez l'élégance de ses baies accolées dont le meneau
est surmonté d'un arc en accolade orné de fleurons et encadré de
pinacles ornés de crochets et de levrettes sculptées la tête en bas.
A l'intérieur de l'arc, on peut voir des médaillons ornés de blasons
et de portraits. A l'angle, une niche concave abrite une vierge et
sa décoration avec une coquille montre le début de la Renaissance.
Au-dessus de la porte, le blason incliné à gauche signifie que la
famille a participé aux croisades.
N° 18 : La façade reculée
n'est d'aucun intérêt. En revanche, l'allée voûtée sur croisées
d'ogives qui retombent sur des culots ornés d'anges, de dragons et
de diables, est remarquable. L'escalier à vis est aussi très
intéressant : il s'appuie sur une colonne ronde et massive et
s'éclaire par des ouvertures à meneaux formées de colonnettes.
Monter l'escalier vaut la peine : dans l'angle de chaque étage, des
écoinçons finement sculptés et tous différents montre un ange, un
dragon, encore des anges, une coquille ouverte. La vis se transforme
au sommet en une colonne ronde que chapeaute un chapiteau sculpté de
têtes d'anges. Les galeries ont aussi des culots sculptés de
figurines. Construite vers 1510, cette maison mélange
harmonieusement le gothique et le Renaissance.
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