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CATHEDRALE ST JEAN
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4 Chapelle des Bourbons (première à droite en entrant dans la cathédrale).
Commencée en 1486 par le cardinal Charles de Bourbon, archevêque de Lyon, pour y abriter son tombeau, elle fut achevée en 1508 par son frère Pierre de Beaujeu. A sa voûte courent de multiples et gracieuses nervures, les arcs se multiplient et retombent sur des clés à pendentifs ornés de feuillage. Dans les arcs creusés de gorges se découvrent les monogrammes du cardinal, CHB, de son frère Pierre, P, et Anne sa femme, fille de Louis XI, le S de Suzanne leur fille. Sur une arcade ouvrant sur la nef est inscrite la devise des Bourbons "ni espoir, ni peur" par une main armée d'un glaive. Une galerie à trois mètres du sol est fermée par une balustrade de pierre sculptée de rinceaux d'où se détache le mot CHARLES, ornée d'un cerf ailé portant une banderole avec le mot "espérance". C'est une extraordi
naire réussite du gothique flamboyant. Au-dessus est une peinture de Philippe de Champaigne (XVIIè). Les guerres de religion de 1562 ont détruit le priant de marbre blanc qui surmontait le tombeau mais laissé intact le caveau contenant le cercueil en plomb du cardinal (un des seuls des Bourbons parvenu intact). Les vitraux anciens ont été démolis en 1944 avec l'explosion des ponts par les allemands. En 1973, le verrier Simon en a créé avec des dessins géométriques aux teintes gris-bleu.
4 Chapelle Saint-Vincent-de-Paul Voûtée sur croisées d'ogives, sa construction dura de 1401 à 1412. Notez la finesse du retable de l'autel en gothique flamboyant et sur sa droite la piscine-lavabo. Dans le mur de droite se trouve, d'un côté la porte de la sacristie ouvrant sous un arc à accolade orné d'un blason, de l'autre, l'arcade géminée surmontée de deux gables d'un tombeau saccagé en 1562. La statue de marbre blanc du Cardinal Couillé y fut placée en 1912.
4 Transept méridional Passez les remarquables grilles en fer forgé et doré de Mully (1760) et notez l'élégance des arabesques qui accompagnent le lion et le griffon affrontés, armes du Chapitre. Le buffet d'orgue dessiné par Bossan (1841) cache malheureusement la rosace du XVIIè siècle. Remarquez l'élégant autel en bois doré du XVIè siècle et sur la gauche, un autel mobile dessiné par Bossan et enrichi d'un triptyque peint par Janmat en 1850.
4 La chapelle de la Croix Elle est à droite de l'abside et séparée d'elle seulement par une travée : le déambulatoire cher aux grandes cathédrales n'étant pas dans le style lyonnais ! Commencée au XIIè siècle ainsi que l'abside, elle ne fut couverte qu'au XIIIè. Les vitraux anciens ont disparu ; ils ont été remplacés en 1972 et 1973 par des vitraux de Gruber dans une tonalité de bleu. Observez sur la base d'une colonne sur la gauche, un chien sculpté courant derrière un lapin (XIIIè).
4 L'abside Romane comme la chapelle, elle fut commencée en 1165. Haute de 24,50m, elle mesure 8 mètres de moins que la nef. Une différence justifiée par l'étalement de la construction et le chargement des styles passant du roman au gothique. Entourant la cathédrale de marbre blanc -trône de l'archevêque- court le long du mur circulaire de l'abside un double gradin de pierre qui sert de siège aux chanoines pour les messes pontificales. Des pilastres cannelés divisent ce mur en panneaux réguliers et des chapiteaux à décoration très variée les surmontent. Constituées de plaques de marbre blanc incrustées de ciment brun, quatre frises décorent horizontalement le pourtour : une au ras du sol, une en dessous des grandes fenêtres, deux autres au-dessus et au-dessous du triforium. C'est une riche décoration de longs rinceaux de feuillage entremêlés de figures humaines ou animales. Seules en France, les cathédrales de Vienne et de Lyon ont semblable décoration. Au centre, l'abside est percée de sept fenêtres en gothique lancéolé garnies de vitraux du XIIIè richement colorés représentant la Rédemption et des vies de saints. Juste au-dessus est le triforium roman avec ses ouvertures en plein cintre, ces pilastres plats, cannelés ou ondulés gracieusement, ses colonnettes à chapiteaux sculptés de figures terrifiantes. A partir du triforium se dessine le style gothique avec des colonnes se rejoignant en faisceau à la clef de voûte. Entre ces arcs, les vitraux de la fin du XIIIème siècle représentent le Christ et sa mère entourés des apôtres et des prophètes. Les couleurs éclatantes, les costumes et les physionomies allongées font penser à une influence byzantine. Mais ils furent restaurés au XIXè siècle.
4 La chapelle de la Vierge Ici se trouve le vitrail le plus ancien et le mieux conservé : on le date de 1190. Probablement exécuté dans un atelier lyonnais, car au Moyen Age Lyon était réputée pour cela, il représente des épisodes de la vie de saint Pierre et saint Paul. Les autres sont de Gruber (1972). Sur l'autel, la Vierge en marbre blanc est du sculpteur Maximilien, élève de Canova (1757-1822)
4 Transept nord Du XIIè siècle, cette rosace aux couleurs vives présente le Christ dans le ciel entouré des anges, les mauvais placés le tête en bas. C'est ici que se trouve L'HORLOGE ASTRONOMIQUE la plus ancienne de France car elle seule a réussi à conserver le mécanisme en fer forgé d'origine. Plusieurs périodes sont admises pour sa fabrication : le XVIè pour son mécanisme, le XVIIè pour sa décoration. Haute de 9.35 mètres, et large de 2.20 mètres, elle comporte une base avec trois cadrans et un dôme où logent les automates.
4 Les cadrans En se plaçant face à l'horloge, on peut voir deux cadrans superposés. Celui du bas est mobile. Divisé en deux parties, on peut y lire au centre l'almanach religieux avec la date des fêtes et à l'extérieur, le calendrier perpétuel qui donne l'année, le mois, le jour. Celui du haut contient l'astrolabe formé d'une partie fixe composée d'une couronne marquée de chiffres romains (deux fois douze heures pour que l'aiguille ne fasse qu'un tour par jour) et d'une partie mobile possédant une longue aiguille ornée d'un soleil. Il fournit la position du soleil, les saisons, les phases de la lune, les jours, l'heure. La boule noire indique la position des 26 étoiles dans le ciel de Lyon. Sur le côté droit de l'horloge se trouve le cadran des minutes : les quarts sont indiqués en chiffres romains, les minutes en chiffres arabes. Mais le plus étrange est sa forme ovale très rare qui force l'aiguille à s'allonger ou se raccourcir au gré du mécanisme.
4 Les automates C'est au sommet de l'horloge, dans une tourelle polygonale à galeries superposées que les petits automates en bois peint polychrome ont élu domicile. Ils se mettent en marche quand l'heure va sonner : ponctuellement tous les jours à 12h, 14h et 15h. Le génie ailé de gauche donne le départ en reversant son sablier. Haut perché sur son globe, le coq bat des ailes et, allongeant le cou, lance trois cocoricos éraillés. Le garde suisse tourne autour du campanile en saluant la foule. Le génie ailé de droite s'active à son tour en levant sa baguette de chef d'orchestre et marquant la cadence de la tête et du pied tandis que six anges frappent sur des clochettes l'hymne dédié à saint Jean-Baptiste, patron de la cathédrale. Devant la Vierge Marie agenouillée une porte s'ouvre : l'ange Gabriel la salue et la Vierge s'incline tandis que du plafond entrouvert descend l'Esprit Saint, sous la forme d'une colombe. Au-dessus, Dieu le Père bénit trois fois cette scène de l'Annonciation. Soudain, la grosse cloche du dôme sonne l'heure et chacun reprend sa position figée ou disparaît. L'enchantement qui dure depuis des siècles est fini. Mais n'oubliez pas de regarder les quatre niches toutes décorées qui abritent des statuettes en bois polychrome : dans celle de face, au-dessus de l'astrolabe, sept statuettes tournent à tour de rôle chaque jour à minuit, représentant d'une façon allégorique les jours de la semaine.
4 La chapelle du curé d'Ars Elle fut édifiée en 1496. Son autel a disparu, victime des destructions de 1562. Cependant, elle a conservé de cette époque un somptueux retable en pierre polychrome mi-gothique, mi-renaissance avec ses trois gables à fleurons et ses coquilles renaissance. L'espace supérieur est habité par Dieu, supporté par deux séraphins et accompagné d'anges musiciens. C'est de cette chapelle qu'on accède à la tour du clocher où loge le fameux "bourdon" de Saint-Jean, l'un des plus lourds au monde (8 tonnes). De plus, sa qualité de timbre, un grave très pur, en fait un des meilleurs de France. Mais on ne peut pas le voir et il ne sonne que pour les grandes occasions !
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