Entre les monts du Lyonnais et les coteaux du Beaujolais, les clubs hippiques ne manquent pas de cavaliers. Ils manquent parfois d’enseignants. Pour transmettre sa passion en carrière, un seul sésame s’impose désormais, le BPJEPS mention équitation. Prérequis, déroulé, coût et adresses lyonnaises, tour d’horizon d’un parcours exigeant.
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Un diplôme d’État qui a changé de visage
Longtemps désigné sous l’intitulé « activités équestres », le brevet a été entièrement refondu. L’arrêté du 18 novembre 2024 a créé la mention « équitation » du BPJEPS spécialité éducateur sportif, tandis que l’ancienne mouture, fermée aux nouvelles sessions depuis le 1er décembre 2024, disparaîtra définitivement le 1er décembre 2026.
Ce diplôme de niveau 4, équivalent au baccalauréat, est délivré par le ministère des Sports et demeure l’unique voie pour porter le titre de moniteur d’équitation, avec la carte professionnelle qui l’accompagne. Les ressources consacrées à la progression du cavalier, à l’image de celles publiées par le site équestre Horserizon, rappellent d’ailleurs combien enseigner suppose de maîtriser autant la pédagogie que le soin des chevaux. La formation s’articule ainsi autour de quatre blocs de compétences, deux communs à tous les BPJEPS, un troisième dédié à la conduite des séances et un dernier consacré aux équidés et à l’entretien de la cavalerie d’école.
Des exigences techniques à ne pas sous-estimer
Aucun diplôme scolaire n’est requis à l’entrée. En revanche, la sélection technique reste rigoureuse. Le candidat doit détenir le PSC1, présenter un certificat médical de moins d’un an, puis réussir les tests d’exigences préalables, déclinés en trois épreuves, travail sur le plat, saut d’obstacles et travail à pied. En Auvergne-Rhône-Alpes, ces tests sont organisés par le CREPS, qui programme des sessions sur les bassins de Lyon, Grenoble, Clermont-Ferrand et Saint-Étienne pour 130 euros.
Bien que le texte réglementaire ne fixe aucun niveau fédéral, la Fédération française d’équitation recommande un Galop 7 et une première expérience en compétition, de Club 2 à Amateur 2. Certaines performances en concours ouvrent par ailleurs droit à des dispenses, ce qui allège sensiblement le parcours des cavaliers confirmés.
Combien de temps, pour quel budget
Selon le niveau initial, la préparation s’étale sur un à deux ans. La FFE évalue le coût de la formation entre 6 000 et 12 000 euros, une somme qui disparaît pour l’apprenti, dont les frais pédagogiques sont financés via l’opérateur de compétences de l’employeur. Les demandeurs d’emploi peuvent, quant à eux, solliciter France Travail ou mobiliser leur compte personnel de formation. Une fois le diplôme en poche, l’Onisep situe le salaire d’un débutant à partir de 1 868 euros brut mensuels, un montant qui varie selon la structure et le statut.
Un métier de passion, puis de perspectives
Enseigner l’équitation suppose des journées longues, rythmées par les week-ends de concours et les caprices de la météo. Pourtant, rares sont ceux qui regrettent leur choix. Le titulaire du BPJEPS peut ensuite viser le DEJEPS mention sports équestres pour entraîner des cavaliers de compétition, ou se tourner vers la direction d’un établissement. À Lyon comme ailleurs, la relève des enseignants se construit donc en selle, mais aussi sur les bancs d’un centre de formation.
Mis à jour le 29 septembre 2026




