Le calcul du nombre de RTT par mois pour un contrat de 39h intrigue de nombreux salaries, car tout dépend d’un accord d’entreprise ou de la convention collective. En l’absence de texte précis, les 4 heures hebdomadaires qui dépassent les 35h légales donnent simplement droit à une majoration salariale, mais pas à des jours de RTT. Avant de prévoir repos ou supplément sur la fiche de paie, il vaut la peine de relire chaque clause du contrat et de vérifier ligne à ligne sa fiche de paie pour éviter des surprises désagréables et cerner clairement ses droits.
Sommaire
Combien de RTT par mois pour un contrat de 39h ? (Réponse directe et calcul clé)

La question du nombre de RTT mensuels en contrat de 39h ressort très régulièrement… La réponse n’est pas universelle : ce droit dépend uniquement de votre convention collective ou d’un éventuel accord d’entreprise, cependant il existe quelques repères essentiels pour obtenir une estimation fiable dès le départ.
En pratique, un contrat de 39 heures par semaine équivaut à 169 heures par mois (39 x 52 / 12 ≈ 169). Si votre employeur met en place des RTT pour compenser les 4 heures au-delà du seuil des 35h, il est possible de bénéficier de 1 à 2 jours de RTT par mois, ce qui représente entre une dizaine et deux douzaines de jours par an, selon l’accord signé. Ce dispositif n’a rien de systématique : sans trace d’accord écrit ni mention claire sur votre contrat ou votre fiche de paie, les 4 heures supplémentaires en cause sont simplement payées (majoration classique de 25%) sans droit à des RTT. Certains salariés s’en étonnent régulièrement en épluchant leur bulletin de paie, persuadés du contraire – d’où l’intérêt d’une vérification minutieuse dès la signature ! D’ailleurs, un responsable paie confiait récemment que cette question arrive en tête des demandes RH en fin d’année.
| Contrat | Heures/mois | RTT/mois (accord) | RTT/an (accord) |
|---|---|---|---|
| 35h/semaine | 151,67h | 0 | 0 |
| 39h/semaine | 169h | 1 à 2 | 10 à 24 |
A retenir : le nombre de RTT pour un 39h depend entierement de la presence d’un accord collectif ou d’un dispositif formalisé au sein de l’entreprise. Par défaut : 0 RTT, mais une rémunération majorée. Pour lever toute ambiguïté, sollicitez systématiquement confirmation auprès du service RH ou consultez votre convention collective ; ce sont eux qui font foi.
Qu’est-ce qu’un contrat de 39h ? (Définition et repères chiffrés)
Mieux vaut saisir précisément ce que recouvre un contrat de 39h avant de s’interroger sur ses éventuels avantages. Le format 39h demeure un des standards du marché du travail français, mais les confusions restent fréquentes.
39h/semaine = 169h/mois : décryptage rapide
Ce type de contrat désigne tout simplement un temps plein auquel s’ajoutent 4 heures de travail en plus, chaque semaine, par rapport au socle légal de 35h. À la clé, cela fait chaque mois une moyenne de 169 heures travaillées, soit 18h de plus que le seuil de référence (151,67h) pour un 35h. L’écart se retrouve bien sûr dans la colonne “heures de base” sur la fiche de paie ; ceux qui comparent les bulletins entre collègues le constatent vite.
Mais une interrogation surgit aussitôt : ces 4 heures de dépassement, seront-elles transformées en temps libre ou en rémunération supplémentaire ?
Quel est l’impact sur la paie et le planning ?
Sous réserve qu’aucun accord d’entreprise ne prévoit l’instauration de RTT, ces 4 heures au-delà de 35h sont tout simplement payées avec une majoration de 25% (ce qui représente, pour un SMIC, en moyenne 200 à 250 € supplémentaires chaque mois). Là où la situation change, c’est dans les entreprises qui ont négocié la conversion de ces heures en jours de repos supplémentaires : au lieu d’un salaire plus élevé, le salarié bénéficie alors de jours de RTT crédités chaque année. Certains racontent que le calcul RTT figure parfois noir sur blanc sur la fiche de paie pour mieux anticiper l’organisation familiale – à repérer si vous vous posez la question.
RTT ou heures supplémentaires : les distinctions essentielles
Instinctivement, beaucoup associent les 4 heures au-dessus de la durée légale à des RTT… Toutefois, la réalité est loin d’être si binaire. En vérité, tout dépend du cadre mis en place par l’entreprise ou la branche.
La conversion “heures sup = RTT” n’est jamais automatique
Les RTT résultent exclusivement d’un accord collectif ou d’entreprise. Lorsque rien n’est signé, le fonctionnement reste basique : le Code du travail impose de rémunérer les heures supplémentaires (plage de la 36e à la 43e heure +25%, puis +50%) sans contrepartie de repos. Et concrètement, deux situations coexistent :
- ✅ Sans accord RTT : une majoration s’applique sur les 4 heures hebdomadaires, et il n’est consenti aucun RTT.
- ✅ Avec un accord spécifique (ex : secteur bancaire, industrie ou certaines ETI), les heures effectuées au-delà de 35h sont transformées en jours de RTT crédités annuellement ou à poser à la carte selon l’organisation.
On s’aperçoit régulièrement que de nombreuses differences de planning entre collegues du meme secteur proviennent de ce regime precis. Une spécialiste RH confiait qu’il n’est pas rare d’avoir deux entreprises voisines qui traitent ce point différemment, avec à la clé de vrais écarts sur la gestion du temps libre.
Puis-je cumuler RTT et majoration salariale ?
Dans une immense majorité de cas, le fonctionnement reste très simple : c’est soit l’un, soit l’autre. Lorsque l’accord prévoit la transformation des heures excédentaires en RTT, il n’y a pas de paiement additionnel. À l’inverse, le versement d’une majoration entraîne l’absence de RTT. Il existe, selon certains représentants syndicaux, quelques exceptions dans des conventions stipulant un cumul partiel (notamment dans l’hôtellerie-restauration), mais c’est strictement encadré. En cas de doute, relisez avec attention les rubriques “heures supplémentaires” et “RTT” de votre fiche de paie
- ✅ Apparition d’une ligne « RTT prissolde » : vous faites partie des salariés bénéficiant de RTT mensualisés.
- ✅ Lecture de la mention « heures supplémentaires majorées » : votre compteur RTT reste à zéro, mais une somme plus élevée vous est versée.
Anecdote révélatrice : il arrive que certains salaries n’utilisent jamais leurs RTT, simplement oublies dans le solde annuel. Une situation qui fait sourire dans les services RH… mais qui engendre des regrets à la veille des départs en vacances.
Calcul des RTT : quelle méthode ? (Exemple chiffré à l’année et au mois)
Vous souhaitez comprendre si votre contrat de 39h ouvre formellement droit à des RTT, et comment calculer le nombre exact ? Le raisonnement est limpide, mais chaque secteur et chaque convention introduit des subtilités.
Méthode générale : calcul des jours de RTT pour un 39h
Dès lors qu’un accord collectif valide la pratique des RTT, la base de calcul s’appuie sur la logique suivante : sur une année complète, un salarié à 39h effectue 1 820 heures (39 x 52). La durée annuelle maximum légale étant de 1 607 heures (base 35h semaine, hors congés/fériés retirés), l’excédent – soit environ environ 210 à 215 heures – devient la matière première du “compte RTT”. À noter : chaque jour de RTT “coûte” généralement 7 heures d’après les conventions.
- ✅ Formule classique : (Heures effectuées sur l’année – Heures légales annuelles) ÷ 7 = Nombre de jours RTT/an
- ✅ Résultat, on aboutit à 16 à 24 jours de RTT par an pour un contrat 39h, soit plutôt 1,5 à 2 jours/mois en moyenne.
Cependant, chaque convention ajuste le curseur : dans la banque ou l’informatique, on peut voir dépasser 20 jours/an, tandis que dans certaines branches industrielles, le total redescend volontiers à 10-15 RTT/an. Un expert RH évoquait récemment un cas où la variation allait du simple au double selon la localisation de l’usine : de quoi piéger les nouveaux arrivants si rien n’est clarifié d’emblée.
Tableau récapitulatif : calcul RTT/an et/mois pour 39h
| Durée/semaine | Heures effectuées/an | RTT/an (moyenne) | RTT/mois (arrondi) |
|---|---|---|---|
| 39h | 1 820h | 16 à 24 | 1 à 2 |
Mieux vaut demander à son service RH le mode de calcul exact – ou vérifier la convention collective, habituellement annexée au contrat ou disponible sur l’intranet. Lorsqu’un doute subsiste, il n’est pas rare qu’une note technique circule en interne pour détailler précisément le raisonnement retenu.
Cas spécifiques selon le secteur : variations possibles
Certains secteurs imposent vraiment des décalages importants : dans le commerce, il est courant de voir les RTT fractionnés par demi-journées ou rassemblés en fin d’année. Dans l’industrie automobile, la répartition peut s’annualiser : certains mois affichent plusieurs RTT, d’autres aucun (l’été, par exemple). Une responsable d’agence témoignait récemment : « Les nouveaux s’y perdent souvent le premier trimestre, il faut relire la convention… ». Est-ce que cela ajoute de la complexité ? Oui, mais pas de panique : une question à un collègue ou un détour par la FAQ RH règle parfois le problème plus vite qu’un coup de fil à l’inspection du travail.
Cas sans RTT et erreurs fréquentes à éviter
Bon nombre de salaries ignorent parfois tardivement l’absence de droits aux RTT. Il est donc judicieux de prêter attention à certains points pour ne pas mal estimer son nombre de jours de repos ou miser sur un avantage inexistant.
Contrat 39h sans accord = 0 RTT (et autres pièges)
Sans clause explicite ou texte collectif signé, les fameuses 4 heures au-dessus de 35h hebdo restent en toutes lettres des heures supplémentaires, tout au plus majorées. Il n’est accordé aucun RTT d’office, meme si cette formule seduit souvent les salaries à la signature.
Voici quelques pièges récurrents observés sur le terrain :
- ✅ Confondre le RTT et le repos compensateur : ce sont deux notions distinctes. Le repos compensateur entre en jeu uniquement au-delà du contingent légal des heures sup (régulièrement plus de 220h/an), un seuil rarement franchi sur la durée.
- ✅ Penser que l’évolution de 35h à 39h garantit automatiquement des jours de repos supplémentaires : c’est inexact en l’absence d’accord collectif signé, même si l’habitude laisse penser l’inverse.
Nombreux sont les salariés persuadés qu’ils bénéficieront « par défaut » de 15 RTT/an ; la réalité juridique réserve parfois de sacrées surprises. Un conseiller prud’homal recommande d’ailleurs de relire la fiche de paie au moins une fois par trimestre, pour déceler tout écart avec les droits théoriques.
Vérification et recours : comment contrôler ses droits RTT ?
Il vaut mieux savoir ou regarder, car personne n’apprécie les modifications non anticipées sur son agenda ou ses bulletins de paie !
Lire son contrat et sa fiche de paie : les bons indices
L’existence ou non des RTT relève d’un point unique : le texte de votre contrat, parfois complété par un accord collectif ou d’entreprise. Quelques astuces de vérification :
- ✅ Sur votre contrat, repérez la mention « réduction du temps de travail » ou « RTT », assortie le cas échéant du nombre de jours autorisés.
- ✅ Sur le bulletin de paie, la présence d’une ligne « Solde jours RTT », « RTT pris » ou « Réduction temps de travail » valide l’existence d’un compteur réel ; s’il n’apparaît pas, vous touchez probablement la majoration, sans RTT.
- ✅ Pour lever toute ambiguïté, vérifiez les annexes de la convention collective – tout ce qui concerne la gestion des heures au-delà des 35h y est expliqué en détail, parfois avec exemples à la clé.
Un petit email adressé à votre RH apporte souvent une réponse plus claire que plusieurs heures de recherche : « Bonjour, pouvez-vous m’indiquer si mon contrat de 39h intègre bien des RTT ? Si oui, combien chaque année/la répartition mensuelle ? » Cette démarche simple permet d’éviter de mauvaises surprises et montre l’intérêt porté à la gestion du temps de travail.
En cas d’erreur : qui solliciter ?
Si vous identifiez une anomalie (RTT non crédités, heures majorées oubliées…), mieux vaut agir rapidement :
- ✅ En premier lieu, contactez votre service RH (demandez une confirmation écrite)
- ✅ À défaut – sollicitez le délégué du personnel, le CSE, ou l’inspection du travail pour arbitrer la situation dans les cas plus complexes
De nombreux gestionnaires conseillent de conserver systématiquement une copie de chaque fiche de paie, en gardant un œil particulier sur la colonne “compteur RTT” ou “solde d’heures” afin d’éviter toute mauvaise interprétation ou oubli ultérieur.
FAQ Contrat 39h et RTT : vos questions fréquentes
Ce tour d’horizon ne serait pas complet sans revenir sur les interrogations classiques qui accompagnent tout contrat « au-dessus de 35h ».
Combien de RTT par mois pour un contrat de 39h ?
Selon l’accord mis en place, il faut compter entre 1 et 2 jours de RTT par mois (soit autour de 10 à 24/an). En l’absence de texte spécifique, aucun RTT ne s’appliquera par défaut !
39h par semaine, ça fait combien d’heures par mois ?
Un contrat affiché à 39h/semaine représente une cent soixante-neuf heures par mois (résultat du calcul 39 x 52 ÷ 12).
A-t-on automatiquement des RTT en 39h ?
Pas du tout ! Il faut un accord collectif ou une clause précise sur le contrat. Ce mythe du RTT « inévitable » doit absolument être démonté, tant il revient souvent lors des embauches.
Les 4 heures au-dessus de 35h sont-elles toujours payées ?
Oui, à moins qu’il existe un accord RTT : dans ce cas précis, ces heures sont transformées en jours de repos et non pas rémunérées de façon supplémentaire. On constate donc bien un choix exclusif, rarement cumulable.
Pourquoi mon contrat 39h ne mentionne pas de RTT ?
La plupart du temps, votre employeur majore et paie les heures supplémentaires, c’est l’option envisageable standard. Occasionnellement, une imprécision ou un oubli apparaissent : là encore, sollicitez le RH pour clarifier rapidement la situation.
Comment vérifier le nombre de RTT sur sa fiche de paie ?
Regardez s’il y a une ligne “RTT pris”, “RTT à prendre”, “compteur RTT” ou “solde” : le total y figure de façon explicite chaque mois. Si besoin, n’hésitez pas à demander à votre RH, les réponses sont généralement rapides.
RTT et heures supplémentaires, c’est cumulable ?
C’est rarissime, presque jamais permis ; vos 4h au-dessus de 35h sont soit rémunérées (majoration), soit transformées en RTT. Dans certains cas spécifiques d’heures additionnelles, un cumul peut intervenir, mais jamais sur les mêmes volumes horaires.
Ressources pratiques et simulateur pour votre calcul RTT
Vous cherchez un outil fiable pour clarifier votre situation ? Plusieurs simulateurs existent – n’hésitez pas à y saisir vos données (salaire, accords, secteur…) ou à consulter des guides adaptés à votre branche. Ils offrent régulièrement une vision claire en un clin d’œil, plus efficace parfois qu’une lecture du Code du travail !
- ✅ Service-Public.fr – Réduction du temps de travail (RTT)
- ✅ Skello – Contrat de 39h : calcul, RTT, heures sup, exemples
- ✅ Indeed – Droits RTT par mois ou par an
Pour les situations délicates ou pour un calcul sur-mesure, il vaut mieux prendre conseil auprès d’un expert RH : bien souvent, une explication personnalisée ou un petit graphique suffisent à tout clarifier. (C’est pas toujours evident de s’y retrouver, alors osez demander !)




