Taper « lyon startup » mène vite à deux univers qu’on confond souvent : un programme d’accompagnement nommé Lyon Start Up, et un écosystème beaucoup plus large, la French Tech Saint-Étienne Lyon, qui fédère des centaines d’acteurs. Les deux comptent, mais ils ne répondent pas au même besoin. Si vous portez une idée et cherchez à la structurer avant même de créer votre société, c’est Lyon Start Up qu’il vous faut. Si vous voulez comprendre qui sont les startups lyonnaises, dans quels secteurs elles se développent et comment s’y connecter, c’est l’écosystème French Tech qu’il faut regarder. Cet article démêle les deux, avec les chiffres et les repères concrets pour s’orienter.
Sommaire
Lyon Start Up et French Tech Saint-Étienne Lyon : deux réalités à ne pas confondre
La confusion est fréquente parce que les deux entités partagent le même terrain et les mêmes ambitions. Pourtant leur rôle est distinct, et le comprendre évite de perdre du temps à candidater au mauvais endroit.
Lyon Start Up, un programme de formation ante-création
Lyon Start Up est un programme d’accompagnement porté par la French Tech Saint-Étienne Lyon, pensé pour la phase dite « ante-création » : celle où vous avez une idée innovante mais où votre société n’est pas encore immatriculée. C’est le premier programme de ce type créé dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, et il a désormais plus de dix ans d’existence. Concrètement, il propose 120 heures de formation offertes, organisées autour d’une semaine intensive à l’EMLYON Business School, d’ateliers en groupe pour affiner le projet, et d’un concours de pitch où jusqu’à 10 000 € sont à gagner. Le programme est gratuit et ouvert à un public large : salariés en reconversion, demandeurs d’emploi, étudiants, retraités porteurs d’un projet. Depuis sa création, plus de 1 700 projets ont été accompagnés grâce à la mobilisation de plus de 80 experts, et la promotion en cours est la 20ᵉ, avec une centaine d’entrepreneurs.
La French Tech Saint-Étienne Lyon, la fédération qui chapeaute tout
La French Tech Saint-Étienne Lyon (STL) est une structure plus large, soutenue notamment par la Métropole de Lyon, qui fédère plus de 700 acteurs : startups, scaleups, financeurs, grands groupes, acteurs publics. Elle ne se limite pas à un seul programme, mais couvre tout le cycle de vie d’une entreprise innovante à travers quatre piliers : accompagner la création, accompagner le financement, accompagner les démarches administratives, et accompagner la croissance. Lyon Start Up n’est donc qu’une des briques de ce dispositif plus vaste, celle qui s’adresse aux porteurs de projet avant l’immatriculation. Une fois la société créée, ce sont d’autres programmes de la French Tech STL qui prennent le relais, notamment sur le financement et la structuration administrative.
L’écosystème startup lyonnais en chiffres
Au-delà des dispositifs d’accompagnement, l’écosystème dans son ensemble affiche une dynamique réelle. La région Auvergne-Rhône-Alpes recense désormais plus de 2 200 startups, un chiffre en croissance de 30 % sur un an. Cette accélération place Lyon parmi les territoires les plus dynamiques hors Île-de-France, portée à la fois par la densité de son tissu industriel, la présence d’écoles comme l’EMLYON, et un réseau d’accompagnement structuré autour de la French Tech STL.
Cette croissance rapide change aussi la nature des projets qui émergent. Les startups lancées il y a une dizaine d’années, à l’époque des premières promotions de Lyon Start Up, sont aujourd’hui pour certaines devenues des scaleups : elles ont dépassé le cap critique, recrutent massivement et vont parfois chercher leurs talents jusque dans les grands groupes. À l’autre bout, les candidats de la 20ᵉ promotion en sont encore au stade de l’idée. Entre les deux, les liens sont concrets : les alumni des premières promotions deviennent souvent mentors ou investisseurs des porteurs de projet actuels.
Quels secteurs portent les startups lyonnaises
Les startups accompagnées par les différents programmes lyonnais couvrent un spectre sectoriel large : l’écosystème ne mise pas sur une seule filière. On retrouve naturellement une forte présence technologique généraliste, mais aussi des projets ancrés dans la santé, le développement durable et des segments plus spécialisés comme la proptech, la deeptech ou la greentech. Cette diversité sectorielle est l’une des forces de l’écosystème : elle limite la dépendance à un seul marché et permet des passerelles entre filières, par exemple entre santé et intelligence artificielle, ou entre industrie et transition énergétique.
Les startups classées récemment parmi les plus prometteuses de la région illustrent bien cette variété. Le classement LinkedIn Top Startups, construit sur des critères précis, en donne un aperçu fidèle.
Ce que mesure le classement LinkedIn Top Startups
Ce classement ne repose pas sur le chiffre d’affaires ni sur les montants levés, mais sur des critères liés à l’attractivité RH : la croissance des effectifs, l’engagement généré sur LinkedIn, la capacité à attirer des talents, et notamment à recruter des profils venus de grands groupes. Pour être éligibles, les entreprises doivent compter au moins 30 salariés et exister depuis moins de sept ans. Dans le top 5 le plus récent, on retrouve Tenacy en tête, suivie d’Oqoro (52 salariés, présente dans une quarantaine d’agglomérations françaises), Abraxio (36 salariés), Mob-Energy (53 salariés, dont l’usine a ouvert en 2024) et Yeap (43 collaborateurs). Ce classement, adossé au baromètre EY/France Digitale, offre une photographie fiable de la dynamique de recrutement plutôt qu’un simple palmarès de notoriété.
Comment candidater à Lyon Start Up et rejoindre l’écosystème
Si votre projet est encore au stade de l’idée, candidater à Lyon Start Up se fait via un formulaire en ligne. Les conditions d’éligibilité sont simples : porter une idée innovante et ne pas avoir encore immatriculé de société. Aucune restriction de statut professionnel ni d’âge ne s’applique, ce qui explique la diversité des profils accompagnés au fil des vingt promotions. Une fois le dossier retenu, l’entrepreneur intègre la semaine de formation à l’EMLYON, participe aux ateliers collectifs, puis peut se présenter au concours de pitch de fin de programme.
Pour les profils déjà en activité, dont l’entreprise est créée et qui cherchent plutôt du financement, de l’aide administrative ou un accompagnement de croissance, la porte d’entrée logique est la French Tech Saint-Étienne Lyon directement, via ses autres programmes dédiés à chacun de ces besoins. Il est aussi possible de s’abonner à la newsletter de la French Tech STL ou de consulter ses ressources (podcasts, webinaires) pour suivre l’actualité de l’écosystème sans candidater immédiatement. Enfin, pour les entreprises et particuliers qui souhaitent soutenir le dispositif plutôt qu’en bénéficier, un mécénat est possible, à l’image du soutien apporté par des entreprises comme Teamwork, qui contribue au financement du programme aux côtés de la Métropole de Lyon.
Où trouver un panorama complet des startups lyonnaises
Pour qui cherche à recenser les startups existantes plutôt qu’à candidater à un programme, direction les annuaires spécialisés qui recensent les jeunes pousses lyonnaises par fiches individuelles, avec pitch et tags sectoriels. Ce type de ressource est particulièrement utile pour un usage de veille, de recherche de partenariat ou de recrutement, puisqu’il permet de scanner rapidement l’ensemble du tissu entrepreneurial local sans passer par chaque site individuellement. À l’inverse, pour une vision plus institutionnelle et à jour de l’actualité (levées de fonds, nouvelles promotions, événements), les canaux de la French Tech Saint-Étienne Lyon restent la source la plus fiable, puisqu’ils centralisent les informations émanant directement des acteurs fédérés.
Mis à jour le 23 septembre 2026




